Liebe Genossinnen und Genossen, chères et chers camarades
Vilfredo Pareto, l’un des pères des sciences économiques modernes et cofondateur de l’école dite « de Lausanne », a un jour qualifié l’histoire de « cimetière des élites ». Même les plus puissants finissent par passer. Les élites, ou les classes dominantes comme nous les appellerions aujourd’hui, ne tombent pas du ciel. Elles sont toujours le reflet des rapports de force et des idées de leur époque, qu’elles influencent de manière déterminante en occupant des positions dirigeantes dans la société, l’économie, la culture, ou encore l’éducation. Avec le recul, cela apparaît rapidement comme évident : il semble logique que les sénateurs romains ou les princes médiévaux traitaient leur cour avec la même cruauté qu’ils exploitaient les peuples soumis ou les paysans comme des serfs. Cette évidence logique devient rapidement désagréable lorsqu’elle éclaire notre lecture des révélations sur les « dossiers Epstein ».
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je suis assez stupéfait par ces révélations. Jeffrey Epstein, un banquier new-yorkais, entretenait depuis des années un réseau élitiste. Ce réseau réunissait des personnes extrêmement riches et des personnalités du monde politique et culturel, qui recouraient à des services offshore pour gérer leur fortune et dont certaines – pas toutes – faisaient partie d’un réseau pédophile qui faisait voyager des enfants et des jeunes filles à travers le monde pour les offrir à d’autres hommes puissants et riches, afin qu’ils en abusent. Nous devons tirer au moins deux leçons de ce scandale.
Premièrement, les dossiers Epstein nous donnent une leçon sur le fonctionnement du patriarcat. La violence patriarcale ne se produit pas dans le vide. Elle est l’expression de toute une pyramide de relations sociales. À la base, on peut imaginer la répartition des richesses, des revenus, du pouvoir économique et politique ; au sommet se trouve la violence physique — les féminicides et les viols. Entre les deux, il existe un large éventail de normes sociales et de comportements qui légitiment la dévalorisation des femmes. Les conceptions de genre, les rôles attribués à chaque individu et surtout les images de la masculinité jouent ici un rôle central. La vérité, camarades, c’est qu’il n’y a aucun homme — ou du moins je n’en connaîtrais aucun — qui ne se soit pas déjà comporté envers les femmes, disons, quelque part sur un continuum allant de « déplacé » à agressif. Et non, je ne m’exclus pas du tout de cette affirmation. Sans la normalisation quotidienne du sexisme et de la discrimination, il n’y aurait pas de Jeffrey Epstein. Nous devons assumer cette responsabilité, camarades — et j’emploie ici ce mot au masculin. L’offre que nous fait le mouvement féministe depuis #MeToo est d’une générosité unique, si l’on a en tête les très nombreux siècles de domination patriarcale. Ce mouvement n’aspire à aucune vengeance, mais à du changement pour le futur. Nous serions stupides de ne pas accepter cette offre. Et elle exige des preuves concrètes. Je sais que cela nécessite l’engagement des hommes cisgenres occupant des fonctions publiques, comme moi. Nous n’avons pas suffisamment agi dans ce sens par le passé, le PS n’a pas suffisamment agi dans ce sens par le passé, je n’ai pas suffisamment agi dans ce sens par le passé. Camarades, la lutte contre la violence patriarcale n’est pas l’affaire des femmes, ni celle des hommes, mais une question d’indivisibilité des droits humains. Faire de la lutte contre la violence patriarcale une priorité absolue, c’est le devoir de toute société un tant soit peu civilisée, et c’est précisément pour cette raison que nous – les Femmes socialistes et le PS Suisse – lançons ensemble notre initiative populaire contre la violence fondée sur le genre, et posons les bases de celle-ci avec notre résolution d’aujourd’hui.
Deuxièmement, il ne suffit pas de considérer Epstein et ses complices comme des « cas particuliers malheureux » et de les classer sans suite. Au contraire, notre époque a aussi ses élites, qui lui correspondent. 2025 a été la première année depuis le début du millénaire où la mortalité infantile a de nouveau augmenté dans le monde. Près de cinq millions d’enfants de moins de cinq ans sont morts, soit 200 000 décès évitables de plus que l’année précédente. Évitables, car ils sont la conséquence directe des coupes budgétaires mondiales dans la coopération au développement. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, déclarait avant la conférence sur le climat à Belém que nous ne pouvons plus atteindre l’objectif d’un réchauffement climatique inférieur à 1,5 degré. La deuxième plus grande délégation de cette conférence est composée de lobbyistes de l’industrie du pétrole et du gaz, dont le chiffre d’affaires annuel s’élève à près de trois mille milliards de dollars américains. Le nombre de personnes en fuite dans le monde n’a jamais été aussi élevé depuis la Seconde Guerre mondiale. Au cours des dix dernières années, environ 34 000 personnes ont trouvé la mort en mer Méditerranée alors qu’elles fuyaient leur pays. Les génocides au Soudan et à Gaza ont coûté la vie à des dizaines de milliers de personnes, tandis que les pays du Nord haussent les épaules et détournent le regard. Dans le même temps, les douze hommes les plus riches du monde possèdent plus de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale, soit quatre milliards de personnes. La fortune des milliardaires en dollars a augmenté de 80 % depuis 2020. La barbarie de l’ère néolibérale peut se cacher derrière les belles paroles d’un « ordre mondial fondé sur des règles », mais elle n’en reste pas moins barbare. Après 50 ans de politique visant à transférer la richesse et les ressources de la société active vers le pourcentage le plus haut, pouvons-nous encore être surpris que les élites qui profitent de cette logique d’exploitation vivent dans leur vie privée comme des princes médiévaux ?
Les avocates et les avocats des victimes parlent de plusieurs centaines d’enfants et de jeunes femmes qui ont été abusés au fil des ans par Epstein et ses complices. Les victimes dénoncent cette situation depuis des années, mais presque personne ne les a écoutées. Jusqu’à présent, quasiment aucun auteur n’a dû faire face à des conséquences. Une fois de plus, l’impunité règne pour l’élite. Quand on regarde qui apparaît dans ces dossiers Epstein, ce sont précisément les personnes, entrepreneurs, politiciens, qui ont été célébrés pendant des années sur toutes les couvertures de magazines comme les héros de la nouvelle économie. Naomi Klein a qualifié les « fêtes » sur l’île privée d’Epstein d’« after-afterparty » du Forum économique mondial de Davos. Elle a raison. Combien de temps nous a-t-on expliqué que ces acteurs économiques avaient besoin de privilèges fiscaux et de traitements spéciaux ? Combien de temps nous a-t-on expliqué qu’il ne fallait pas entraver « l’économie » avec des choses aussi étranges que les droits humains ou la protection de l’environnement, que tout était réglé par le marché et que la seule tâche des entreprises était de gagner de l’argent ? Quel grand banquier a jamais été condamné pour les dommages causés par le krach d’UBS il y a 20 ans, ou pour celui de Credit Suisse il y a trois ans ? L’irresponsabilité et l’impunité des riches et des puissants ne sont pas un accident, mais le cœur même du projet de société néolibéral. Cette idéologie produit littéralement la dépravation morale de ses élites.
Si l’on veut empêcher l’émergence de futurs Epstein, il faut donc faire trois choses : premièrement, promouvoir systématiquement l’égalité entre les genres, comme nous le demandons. Deuxièmement, mettre fin à l’explosion des inégalités et à la concentration des richesses entre les mains d’une minorité. Les individus qui possèdent des centaines de millions ne sont pas « super performants », mais extrêmement dangereux pour notre société, car cette richesse se transforme en pouvoir et en impunité. Et troisièmement, il faut mettre fin à la culture de l’irresponsabilité : lorsque les entreprises fossiles détruisent l’environnement, lorsque les banques provoquent des crises, lorsque les géants de la technologie menacent la démocratie, leur modèle économique doit être interdit et leurs dirigeants doivent être tenus responsables.
Eine der wichtigsten Institutionen, die genau das tut – den Mächtigen auf die Finger zu schauen – sind die Medien. Das ist ihr Kernauftrag in einer Demokratie. Auch wenn das nicht alle so sehen. Auf das Argument, die SRG sei für die Demokratie wichtig, entgegnete der Initiant der SRG-Zerstörungsinitiative und SVP-Multimillionär Thomas Matter, das könne nicht sein, schliesslich sei die Demokratie gut 100 Jahre älter als die SRG. Nun, auf den ersten Blick stimmt das nicht schlecht. Auf den zweiten ist es allerdings entlarvend. Die SRG wurde 1931 als Zusammenschluss der Radiogesellschaften – darum SRG – gegründet. 100 Jahre davor begann das, was man heute als «Regeneration» bezeichnet. Der republikanische Aufschwung in den Kantonen als Antwort auf den konservativen Rückbau der Errungenschaften der Helvetik. Eine Auseinandersetzung, die schliesslich zu einem kurzen Bürgerkrieg führte – und zur ersten modernen Verfassung. Nur, was war denn das damals für eine «Demokratie»? Es war eine Demokratie ohne starke Gewerkschaften. Ohne SP. Ohne wirklich rechtsstaatliche Institutionen, ohne Menschenrechte, wie wir sie heute kennen – die Armee schoss noch zehn Jahr vor der Gründung der SRG auf streikende Arbeiter im Landesstreik – eine sogenannte Demokratie unter Ausschluss der Juden, vieler Armer und Arbeiter sowie der Frauen. Und eine Demokratie unter der De-facto-Kontrolle von Privatiers und Oligarchen wie Alfred Escher. Wenn wir an eine Demokratie die Mindestbedingungen rudimentärer Menschenrechte sowie freier und vor allem allgemeiner Wahlen stellen, dann – und das sollten wir sehr bewusst festhalten – dann ist die Schweiz erst seit 1971 eine Demokratie, Genossinnen und Genossen, davor war sie eine Männeraristokratie. Wenn wir also am 8. März über die SRG-Zerstörungsinitiative abstimmen, dann geht es nicht «nur» um den öffentlich-rechtlichen Rundfunk. Das wäre in Zeiten von Musk und Bezos schon zentral genug. Sondern es geht um eine ganze Vorstellung davon, wer in einer Gesellschaft etwas zu sagen hat und gehört werden soll. Matter und Co. empfinden es letztlich als Zumutung, sich mit Leuten wie uns ohne Millionenvermögen – mit Umweltverbänden, mit Geflüchteten, mit Frauenbewegungen – auf Augenhöhe auseinandersetzen zu müssen. Darum stört sie die SRG, weil sie dort nicht bestimmen können, wer ausgeschlossen werden kann und wer nicht. Einen solchen Rückbau der Demokratie dürfen wir nicht zulassen.
Ich weiss, viele von euch verzweifeln – wie ich oft – am strammen Rechtskurs, insbesondere beim Deutschschweizer Fernsehen. Man muss diese Kritik trotz Abstimmungskampf nicht verstecken. Ich habe mir das für die wichtigsten Politsendungen im Deutschschweizer SRF einmal genauer angeschaut. Nimmt man Sozialpolitik, Verteilungspolitik und Armut zusammen, dann machen Sendungen zu diesen Themen gerade einmal 10 % der «Arena»- und «Club»-Sendungen aus. Bei «Eco Talk» – einer reinen Propagandasendung für die Managerklasse – war die Verteilungsfrage in 100 Sendungen genau einmal Thema, und das in einem der ungleichsten Länder der Welt. Der vorauseilende Gehorsam und die Beisshemmungen von SRF gegenüber den Mächtigen und der SVP sind manchmal so ausgeprägt, dass man sich fast körperlich fremdschämt, keine Frage. Aber ganz ehrlich: Wird es besser, wenn das alles privatisiert wird? Wer kauft sich dann die Aufmerksamkeit des Publikums? Nein, Genossinnen und Genossen. Unsere Zeit braucht mehr Journalismus, nicht weniger, übrigens privaten wie öffentlich-rechtlichen. Die Losung für den 8. März lautet deshalb eindeutig: Viel lieber einen starken Service public, den wir hart kritisieren können und müssen, als gar keinen Service public.
Die Verschwörungstheorie, die SRG sei ein linker Haufen, ist nur eine aus dem ziemlich unerschöpflichen Fundus rechter «alternativen Fakten». Die grösste und gefährlichste Verschwörungstheorie ist die Behauptung, an allem, was schiefläuft, seien die Ausländerinnen und Ausländer schuld. Wir werden es in den kommenden Wochen wieder landauf, landab hören, wenn wir über die SVP-Kündigungs-und-Chaos-Initiative sprechen, aka «10-Millionen-Schweiz». Und wie alle Verschwörungstheorien dient sie primär dazu, abzulenken. Schaut, Genossinnen und Genossen: Dass es ein weit verbreitetes Unbehagen darüber gibt, wie Reichtum und Lebenschancen unter unserem aktuellen Wirtschaftssystem verteilt werden, ist absolut berechtigt. Eben erst diese Woche haben die Uni Lausanne und die ETH Zürich in einer neuen Studie festgestellt, dass die Vermögen in der Schweiz in den letzten Jahren nicht nur massiv stärker gewachsen sind als BIP und die Löhne, sondern auch, dass die Vermögenskonzentration absolute Rekordwerte erreicht hat: 7 % der Schweizer Bevölkerung verfügen über ein steuerbares Vermögen von über einer Million Schweizer Franken. Sie kontrollieren aber 71 % des Gesamtvermögens. Gleichzeitig erleben wir das erste Mal seit den 1970er-Jahren eine Fünfjahresperiode, in der die Löhne zurückgehen, die Lebenshaltungskosten steigen – und 40 % der Lohnabhängigen geben an, bei der Arbeit oft oder sehr oft erschöpft zu sein. Und was tut die rechte Mehrheit in Bundesbern? Der Bundesrat hat diese Woche entschieden, dass er die zulässige Rendite von Immobilienkonzernen auf unseren Mieten massiv erhöhen will – damit werden die Mieten steigen. Und das Parlament will die kantonalen Mindestlöhne angreifen und die Sonntagsarbeit massiv ausweiten. Das ist Bundesbern. Ja, Genossinnen und Genossen, es stimmt. Unser Land ist so reich wie noch nie, aber er es kommt davon zu wenig an bei den Menschen. Dass wir alle immer mehr und schneller und unter mehr Druck arbeiten, jedoch nur wenige wirklich profitieren, ist ganz real. Aber es sind genau die, genau die, die jetzt wieder auf die Menschen mit anderem Pass zeigen, die sich bereichern. Die Hälfte der SVP-Parlamentarier steht auf der Lohnliste der Immobilienlobby. Diese kleptokratischen Zustände – in Washington wie in Bundesbern – sind das Problem. Davon haben wir zu viele, und die falschen, in diesem Land: nicht von Migrantinnen und Migranten.
Die sogenannte Nachhaltigkeitsinitiative ist eines der extremsten und radikalsten Projekte, die in den letzten Jahren vorgeschlagen wurden. Die Bevölkerung müsste nur noch um 4 % wachsen, bis die Schwelle von 9,5 Millionen erreicht wäre – und dann müssten wir die Personenfreizügigkeit mit der EU kündigen und die Schweiz international isolieren. Das Mäntelchen der «ökologischen Nachhaltigkeit» hat die SVP übrigens längst abgelegt. Davon ist nichts mehr zu hören. Im Gegenteil: Gerade gestern hat die SVP behauptet, Autismus und genetische Erbkrankheiten seien die Folge von Migration, weil der Genpool von zugewanderten Menschen weniger gut sei. Das, Genossinnen und Genossen, ist völkisches Gedankengut, das ist Blut-und-Boden-Rechtsextremismus in Reinkultur. Was hier vorbereitet wird, ist das gleiche, was wir in den USA mit ICE erleben: die Unterscheidung von Menschen, für die die Menschenrechte gelten, und anderen, für die sie nicht gelten sollen – weil sie einen anderen Pass haben, eine andere Hautfarbe oder einen anderen Namen. Gegen diese Spaltung der Schweiz werden wir als SP entschieden antreten.
Und wisst ihr, die Bürgerlichen tun jetzt so, als hinge die Sicherheit der Schweiz davon ab, dass wir möglichst schnell möglichst massiv aufrüsten. Ich bin schon einverstanden, die Diskussion darüber zu führen, welche militärische Sicherheit die Schweiz braucht. Es braucht dafür einige Vorbedingungen wie das Ende der Verschleuderung von Steuergeldern in scheiternden Rüstungsprojekten wie dem F-35 und eine konsequente Zusammenarbeit mit Europa. Diese Diskussion werden wir führen. Wir dürfen nicht die Augen davor verschliessen, dass die grösste Gefahr für den Wohlstand, die Sicherheit und die Demokratie in der Schweiz in den nächsten Monaten vom Zangenangriff der Trumpisten aus Washington und Herrliberg ausgeht. Die Anti-SRG-Initiative – das ist Trump. Die Chaos-Initiative – das ist Trump. Wer in einer Situation, in der die Schweizer Wirtschaft und Souveränität frontal angegriffen werden, an dieser Chaos-Initiative festhält, die die Verbindung zu Europa kappen will, der spielt gegen die Interessen der Schweiz und nur Trump in die Hände. Früher sagten sie, die Linken hätten kein Vaterland. Heute sind es die Rechten, die offenbar bereit sind, dieses Land dem Diktat des Weissen Hauses zu unterwerfen. Das grenzt an politischen und wirtschaftlichen Landesverrat.
Die Antwort darauf lautet: Durchhalten, Genossinnen und Genossen. Durchhalten – und festhalten. Festhalten daran, dass wir für eine soziale Schweiz kämpfen. Für Kaufkraft und gegen Ungleichheit, für Gleichstellung, für eine soziale Klimapolitik. Genau das, was wir am 8. März machen. Über die Anti-SRG-Initiative habe ich bereits gesprochen und über den Klimafonds werde ich nachher noch etwas sagen. Lasst mich deshalb zum Abschluss kurz etwas zur Individualbesteuerung sagen, da gab es ja aus unserer Partei kritische Stimmen. Und das verstehe ich durchaus. Das ist normal, wenn man im Parlament einen Kompromiss zwischen FDP und SP finden muss, dann kann mathematisch gar keine Lösung herauskommen, die alle unsere Wünsche erfüllt. Aber lasst mich der Kritik eines entgegnen. Familienpolitisch gibt es drei Kernprojekte, die wir voranbringen müssen für mehr Gleichstellung: Elternzeit, Kitas und eine zivilstandsunabhängige Besteuerung. Für die Elternzeit sammeln wir bekanntlich mit an einer Initiative. Bei den anderen zwei Zielen wir sind in dieser Legislatur parlamentarisch vorangekommen. Wir haben mit vernünftigen Kräften – vor allem aus der Mitte – erstmals ein nationales Gesetz für die dauerhafte Finanzierung der familienexternen Kinderbetreuung durchgebracht. Und wir haben mit den vernünftigen Kräften aus der FDP die Diskriminierung der Zweiteinkommen bei den Steuern, meistens das Einkommen der Frauen, mit der Vorlage zur Individualbesteuerung abgeschafft. Und das trotz deutlichem Rechtsrutsch bei den letzten Wahlen. Mit Verlaub, aber das muss uns unter diesen Umständen zuerst einmal jemand nachmachen. Ja, man kann beide Gesetze in Zukunft noch verbessern, aber wenn wir sie gar nicht haben, können wir sie auch nicht verbessern.
Die Rückgratlosigkeit, mit welcher die meisten europäischen Regierungen, darunter der Schweizer Bundesrat, darauf reagieren, was in den USA passiert, kann an einem die Lust an der Politik gründlich verderben. Aber eigentlich ist das nicht das das Überraschende. Bürgerliche Regierungen, Reiche und Konzerne waren immer schon Opportunisten. Man könnte leicht in Zynismus verfallen über unsere Zeit. Viel erstaunlicher aber als der Opportunismus der Reichen und Mächtigen ist, wie unglaublich breit der Widerstand in allen Regionen, allen Klassen, allen Milieus der amerikanischen Zivilgesellschaft lebt und mit wieviel Erfolg sich dieser Widerstand derzeit von New York bis Texas ausbreitet. «With every door knocked, every petition signature earned, and every hard-earned conversation, you eroded the cynicism that has come to define our politics», sagte Zohran Mamdani, Sozialdemokrat, Bartträger und neuer Bürgermeister von New York. Genau dort liegt unsere Hoffnung, Genossinnen und Genossen.
Die schwierigen Zeiten, in denen wir uns befinden, verlangen nach dem Aufbau einer organisierten Gegenmacht. Daran arbeiten wir alle zusammen täglich. Und diese Arbeit trägt Früchte. Zwei Rekorde haben wir letztes Jahr gebrochen: 500’000 Menschen haben in der Schweiz im Dezember unsere Petition gegen den Abbau der Massnahmen gegen sexualisierte Gewalt unterschrieben. Und, es berührt mich sehr, ich kann euch heute auch sagen: Die SP Schweiz zählt so viele Mitglieder wie seit 25 Jahren nicht mehr. So machen wir Politik, mit den Menschen, so werden wir den Widerstand gegen den Rechtsruck weiterführen, so werden wir weiter Partei ergreifen für Kaufkraft, Klima und Gleichstellung.